Que te dire, Ô Hôte Merveilleux que tu ne
saurais déjà ?
Qu'il y a tant à
dire et si
peu en même temps... Que le temps
lui-même joue au dur et maltraite la pauvre voyageuse
atmo-blogoboulique que je suis. Non pas que je veuille te faire
dire ce qui ne t'a même pas effleuré l'esprit ;
simplement, je vais te dire ce qui occupe quelques-uns de mes
neurones : l'idée d'être
si éloignée de toi m'est très
difficile...

Evolution by MultiCurious
Après ça, cette
atroce peur de ne pas t'embarquer dans mes pathétiques envolées
pseudo-philosophique me fait horreur.
C'est pourquoi je
pourrais te parler [ encore ] de Chronos afin que tu
délires psychologiquement avec moi (mais après, on va croire que je fais une fixette
sur cet aspect grâve mais néanmoins étrange de
notre existence) ;
Je pourrais te
parler de Révolution future que nous
dissèquerons ici-même avant de foncer tête
baissée dans le tas, pour de vrai de
vrai (mais après, on va
être embarqué dans de la politique et nous ne
désirons absolument pas en arriver là)
;
Je pourrais ensuite te
parler de ma colère d'incompréhension contre
certaines personnes qui dénigrent ouvertement les
études
littéraires, "puisque apprendre à
connaître le français et les auteurs n'est
guère intéressant pour des moutons qui n'ont pas
à entrer dans cette érudition" (mais là encore, l'actualité nous pend au
nez et cela me contrarirait...) ;
Je pourrais aussi te
parler de toutes ces choses dont je voulais m'entretenir
avec toi, mais qui
m'échappent (après...y'a pas d'après, puisqu'elles
m'échappent te dis-je !) ;
Je pourrais
également te parler de toi, Ô Hôte
Préféré, qui par ta patience et ta
présence signifie beaucoup (mais
après, on va croire que je suis gentille, laisse tomber
!) ;
Au lieu de ça, je
vais te parler de la Nature
Humaine. C'est bien, la Nature Humaine ? Non
?!
A travers le cinéma je te prie. J'y peux
rien, ainsi va la vie !
Je crois que le cinéma
d'auteur, c'est pas mon truc ! Non pas que je fais un boycot
! { En plus, spo vrai, puisque je m'y
attèle souvent avec un certain intérêt, ou un
intérêt certain } Non pas non plus que je
m'extasie devant les super-productions
hollywoodiennes puisque ce n'est point le cas non plus.
C'est juste qu'avec le cinéma d'auteur, j'ai l'impression
absolue et relativement exécrable d'être cOnne !!!
Bon, loin de moa l'idée de m'élever au rang
de super-héroïne au QI plus avancé qu'Einstein,
mais c'est toujours fâcheux de sentir con en
société.
Tu veux des exemples concrets et j'acquiesse
ouvertement.
As-tu déjà vu Mulholland
Drive de ce cher David
Lynch
ou
2001, L'Odyssée de
l'Espace de Stanley
Kubrick ?
[ Hey voui, je m'informe avant de me lancer, parce
que parler à l'air n'est guère plus
réjouissant que de se sentir con en société !
]

Deux films dits "cultes", deux films très
étranges, deux
films qui m'ont fait cogiter alors que j'avais rien
demandé à personne, deux films qui m'ont
affirmé
(tout en
prenant compte qu'un film ne peut pas parler, comme quoi c'est
spécial cet effet de cause-conséquence à
effet !) que j'avais beaucoup à
apprendre et qui m'ont ramené illico au statut de Padawan
! Dur.
Pour le premier, j'ai été
larguée assez vite, et nous sommes passées par toutes
les phases d'interprêtation,
donc, forcément, yen avait une de bonne, mais encore
fallait-il savoir laquelle... Quand on nous perd dans les
scénarios à tiroir, qui
non seulement sont fermés à
clef (les tiroirs), qu'on ne possède pas cette clef, et qu'on joue,
parallèlement à ça, sur le rêve et l'imagination en étroite
corrélation avec le réel, je crois qu'on perd
beaucoup de monde en route !
Pour le second, je ne suis passée
par aucune sorte de phase
d'explication sur le moment tant la perplexité m'a envahie... Néanmoins,
LE truc qui m'a grandement plu est bien le fait que la machine, représentée ici
par un ordinateur si perfectionné qu'il parle, joue, voit et
analyse l'être humain, que la machine donc, prend un
jour le dessus sur
l'homme et cherche à le détruire ! Ca
m'a fait plaisir, non pas parce qu'il a voulu déglinguer
viscieusement le mec, naaan, mais parce que ce grand
réalisateur à la réalisation quelques peu
étrange a une vision qui me plait bien ! hihi. Même si l'essence, la quintescence même
m'a certainement échappé, chuttt, faut pas le dire
!
Deux films donc, qui, je pense, ne sont pas
agréablement abordables si on ne possède pas
déjà quelques pistes de lecture.
Après ça, j'ma dis : mais
pourquoi, oui, pourquoi vouloir toujours
chercher à
analyser et à trouver des
réponses à ce genre de
représentation d'un destin, de
l'Evolution ? Oui, pourquoi ?

Les
singes face à l'inconnu...
Encore cette question de la Colline de
la Connaissance...
Encore ce
désir frustrant d'explication ; alors qu'il serait si simple
de se dire que c'est comme ça, et pas autrement.
Que la vie, la Nature Humaine n'a pas
forcément d'explication, et que donc, ces films, qui
posent des problèmes plus qu'ils n'en résolvent,
ouvrent simplement des pistes de
reflexion que nous avons trop souvent tendance à
négliger.
En même
temps, pour en avoir fait l'expérience, je
peux te dire que c'est pas très glorieux de
rester planté là, sans trouver une
explication à la chose...
En ot' même
temps, et après, je cesse de t'importuner
avec cela, trouver une Réponse est normal, je pense, pour
des être doués de raison confronté à
l'étrangeté des phénomènes de
l'Humanité.

Artificial
Evolution par =wirestyle
Et là, si nous continuons dans le flux incohérent de mes pensées,
, je pense à un écrit qui
nous est désormais tous connus, à un écrit
d'Imsy l'Ecossais... Je m'explique...
Depuis le début, je sais pô Toa, mais moa,
je cherche une explication plus ou moins
rationnelle à c't'histoire. Pis un jour j'ma dis,
pourquoi ? Si ça se trouve,
l'explication est qu'il n'y a pas
d'explication ! Si ça se trouve, nous sommes
confrontés au Mal sans équivoque,
à la cruauté simple et
incompréhensible, au Mal avec son lot d'absurdités et son
d'absence de sens et de logique...
Voilà. Beh si ça se trouve, L'Odyssée de
l'Espace, c'est pareil : nous sommes
confrontés à l'Evolution Humaine,
qui a cru bien faire, mais qui, au final, à fait son petit
bonhomme de chemin sans vraiment se fier aux conséquences,
sans vraiment se rendre compte qu'il n'était
rien, face à l'univers. Mais n'est-ce pas
ce que nous faisons tous ? N'est-ce pas le reflet de la vie,
tout simplement
?