Attachée à la table de nuit  (Allers et Retours) posté le mercredi 31 octobre 2007 12:45

Quelle drôle de manie de vouloir enchaîner les gens, comme ça ! C'est la faute de Krissounours il parait ! Mais mon esprit n'ira pas chercher plus loin que la personne qui a osé citer mon nom pour cet exercice perilleux ! Hein, Miss Eronrouge ?!

 

Quelle étrange façon de pénétrer mon intimité les enfants...

Comme vous voudrez !

   

Il s'agit donc de lister ce qu'il se trouve sur ma table de nuit.

 Et comme je ne crains rien [enfin, rien, tout est relatif ! ], allons-y gaiement !

  

Une table de nuit en verre, deux plaques ( non, j'ai pas deux "plaquettes", tu peux ravaler ta bave mon P'tit Lu ) se trouvent devant vous, sans tiroir.

Si vos yeux se sont habitués au cafarnaüm sans cesse grandissant, vous pourrez distinguer en ce moment-même une paire de menotte pour le jeu ; une cravache qui a chû, à l'heure où je vous parle ; une boîte de capotes à la fraise, toujours pour le jeu ; des allumettes pour faire des trucs avec du Feu ! ; est accroché un bonnet de Père Noël dont la signification dépasse de loin le vieux barbu  ; une vieille lampe toute moche qui fait peur même des fois [ je me demande pourquoi je la garde d'abord ] ; un super réveil tordu que je lui ai interdit de me sortir des bras de Morphée, le sulfureux androgyne, et non le sulfureux hermaprodite ! { suivez mon regard... } parce que sa sonnerie me stresse ; la zapette de la télé ;  toute une série de trucs inutiles mais parfaitement indispensables comme du Labello de chez Yves [ Rocher, NdlR ], des boucles de n'oreilles, un bracelet en boules ; différentes pinces pour la torture aussi ( pour le jeu ) ; des livres qui s'empillent et qui finissent par terre ( Lesquels ? Bande de pitis curieux Hôtes ! Casanova, Histoire de ma vie / Flaubert   { pô ça, mes lectures personnelles ! } et le pauvre Aventurier de la Mer, Tome 1 qui attend son heure ) ; un paquet de mouchoirs verts qui te débouchent les naseaux ; une vieille bouteille d'eau du robinet ( apparemment, on a tous la même ! ) ; un support d'encens orné de la Gomme Sacrée ; une tirelire cochon pirate pour mes économies ( des pièces jaunes ! ) ! { hihi }.

Ouf.

 

Alors, vous en sentez-vous grandis ?

Ouais, je le pensais aussi...

  

  

Bien bien bien... Voilà la partie que je préfère !

Comme tu t'es bien éclaté à entrer dans ma vie, Ô Charmant Hôte, tu devras en payer le prix ! ( en plus, ça rime ! )

  

Ainsi avons-nous décidé de menotter mon très cher Ismy ( rira bien qui rira le dernier !  ) ;

Ainsi avons-nous décidé d'enchaîner le guerrier Padawan Drux ( parce que j'ai envie ! ) ;

Ainsi avons-nous décidé d'attacher Linda, puisqu'elle tiens à tout prix à me faire des bizoox un peu partout !

  



 

Note de la Rédaction : des éléments perturbateurs, objets quelque peu mensongers, se sont glissés indépendament de ma volonté dans cet article...  Si si ! Quant à savoir où s'arrête le leurre et où commence la réalité...

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Les Souffrances du Jeune Werther  (Delicats papyrus) posté le lundi 29 octobre 2007 17:58

Moon ~ Caspar David Friedrich

 

   Un roman qui n'a rien d'exceptionnel en soi, à mon avis, mais dont l'interprêtation et l'analyse donne une profondeur certaine à cette oeuvre de Goethe. ( ehhh voui, je sais ce que tu te dis, Ô Hôte Littéraire : un allemand !!! Elle parle d'un allemand ?! )

   Eh oui !

 

   En voilà, de la Littérature Romantique par excellence.

  C'est l'histoire tragique de Werther, donc, jeune homme qui tomba amoureux de la belle et vertueuse Charlotte. Jusque là, tout va bien. Mais c'est après, que rien ne va plus ! Parce que la damoiselle est en fait promise à Albert, un ot' jeune homme qui a tout pour lui. Un homme d'honneur, qui force le respect, tant la noblesse fleuri en lui. Comment le détester dans de telles conditions ? Ben on peut pô. Et Werther ira même jusqu'à se lier d'amitié avec lui... Tout en ayant des pensées pas très très catholiques envers la future mariée. Rôôôôh ! Parce que la passion qui l'enserra de ses griffes d'acier ne lâchera jamais son étreinte. Jamais... Alors, pour se délivrer de cette souffrance engendrée par une passion amoureuse impossible, le jeune homme ne verra pas d'autre solution que la mort...

 

Cela, nous le savons dès le début. Et pourtant, on espère jusqu'à la fin...

Etrange n'est-il pas ?

  

 

    Werther est donc un bel exemple de héros romantique.

   Il aime passionnément. Tellement passionnement qu'elle va le bouffer, cette passion, l'entraîner vers sa chute. Mais il ne fait pas qu'aimer Charlotte, non, il met tant d'ardeur dans ses idées qu'on le classe directement dans la catégorie de l'homme exalté.

  

Le Songe d'Ossian ~ Gérard

  

Exemple : à un moment, il met tant de passion à défendre le suicide qu'il m'en a émue. Lors d'une discution avec Albert, et cela machinalement, Werther va faire mine de se faire sauter la cervelle. Albert, épouvanté, lui dit de cesser immédiatement, qu'il ne comprend pas les hommes qui se suicident, qu'il faut être lâche pour un acte pareil ! C'est alors que Werther s'enflamme, et lui répond qu'au contraire, il faut bien plus de courage pour franchir le pas de la mort que de passer son existence passif, à regarder passer sa vie sans y prendre goût...

Scène prémonitoire ? Assurément.

 

C'est donc cette mort toujours planante comme l'épée de Damoclès qui donne de la force à ce roman.

La mort, intimement liée à une histoire d'amour impossible...

La mort comme délivrance d'une souffrance insurmontable...

La mort comme affirmation de soi...

 

Car Werther n'a pas sa place dans la société. Le monde, il n'en a cure ; les gens et leur cupidité, leurs principes à deux balles le répugnent.

Seule la Nature trouve de grâce à ses yeux... ( la Nature et Charlotte )

Seule la Nature le comprend.

On y voit des correspondances entre eux... Lorsqu'il souffre, elle s'affole, orage et tremblements ; lorsqu'il est heureux, nous voilà projetté dans un univers bucolique... Si c'est pas poétique !!!

 

D'ailleurs, même si ce sont des hommes, vivant dans le monde des hommes, et même si parfois on peut s'y retrouver, dans ce monde, il reste évanescent, onirique.

Un paysage de désolation, brumeux, où le vent souffle dans la lande... Voyons le vent comme la voix de la terre, inspiration uniquement entendue par l'Artiste, l'Artiste incomprit et isolé, celui qui sait voir au delà du visible...

Paysage fantomatique, comme un lien entre le monde heureux du couple Charlotte et Albert, et l'infini aspiré par Werther...

 

Paysage au chateau ~ Rembrandt

    

   Et donc voilà, cet homme qui ne demandait que Charlotte ( qui, devons-nous le préciser, avait quelques sentiments pour lui que même !!! Rââh les femmes ! ), cet homme malnemé par les circonstances, après tant de désespoir, après tant d'appels à l'aide, après s'être fait rejetté, ou après n'avoir pas eu de réponses à ses appels, ne voit plus qu'une alternative...

   Mourir en apothéose.

 

"Oui, sans doute, je ne suis qu'un voyageur, un pèlerin sur la terre ! Etes-vous donc plus ?"

  

   Le pire, c'est que ce roman s'en est suivi d'une série de suicides, en vrai pour de vrai, similaires à celui du héros trop tourmenté pour cette vie terrestre. Car chacun disait se retrouver dans cet homme, et dans ses malheurs... Sorte d'admiration morbide. Si c'est pas malhereux, ces phénomènes de mode.

   Mais en même temps, ça prouve cette intemporalité de ce Romantisme... Et ça, c'est beau !

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~ A la Croisée des Mondes ~  (Reflexions cinematographiques) posté le dimanche 28 octobre 2007 01:33

Encore une adaptation littéraire ! Une trilogie qui plus est ! Eh voui, encore une !!!

Toujours à peu près dans le même registre, vous vous en doutez ; et donc, toujours une même crainte quant au résultat de la chose.

Parce que là, on s'attaque à du gros morceau, du lourd, du best-seller !

 

 

A la Croisée des Mondes

de

Philip Pullman

  

  

Bon, point de critique littéraire, parce que moa nini n'y avoir po lu, mais j'en ai entendu parler ! C'est déjà ça. Presque tous les avis convergent : attention chef d'oeuvre ! Nous voilà fixés.

  


    

C'est l'histoire de Lyra, 12 ans, orpheline, vivant dans un collège dans un monde parallèle à le nous. { déjà, c'est bien cette histoire de mondes parallèles... Encore un truc qui va me faire tergiverser comme c'est po permis ! }

Et dans ce monde, il est question de daemon, sorte d'animaux de compagnie qui pensent et qui parlent ! Bien plus qu'une simple bestiole : un compagnon d'une vie !

Mais nous ne sommes pas dans le meilleur des mondes, et une organisation gouvernementale, le Magisterium, resserre encore et toujours son emprise sur le peuple !

Parallèlement à ça, nous sommes confrontés à des enlèvements de gosses... Enlevés par qui ? Je vous le donne en mille : le Magisterium pardi ! Qu'est-ce qu'ils leur font ? Ha ha !!!

Lorsque Roger, le meilleur ami de Lyra, disparaît à son tour, la petite fille jure d'aller le chercher, jusqu'au bout du monde s'il le faut...

          

  

      
Ca, c'était pour le synopsis ! (oh mais quel bô mot ! )
  
Maintenant, mes craintes : depuis ce film magnifique, sensasionnel, merveilleux, chef d'oeuvre imposant et miraculeux qu'est le Seigneur des Nanneaux, nous avons eu droit à un Narnia un peu nian nian ( et encore, je suis gentille ! ), et à un Eragon complétement dénaturé... Deux films à fort potentiel et, n'ayons point peur des mots, des déceptions immenses, des trucs s'approchant plus du navet bien élevé qu'à autre chose. Pardon hein. Mais vous ne m'enleverez pas, ma liberté de penser !
      
Tout pour le fric, et rien pour la magie de l'art !
  
A la croisée des mondes : la boussole d'or - Nicole Kidman et Dakota Blue Richards
      
Donc, peur que la configuration de la bête se rapproche plus du bien pensant familial que de la philosophie profonde du roman...
      
En même temps, ya Daniel Craig ! ( voui, et aussi Nicole Kidman, toujours aussi belle ! ) Mais ya Daniel Craig ! 'tendez...  Le nouveau Bond, James Bond aux pectoraux couverts d'ondée délicate... [ Même si la présence de tant d'hôtes de marque peut nous faire craindre le pire sur le sort du film... ]
  
  
A la croisée des mondes : la boussole d'or - Daniel Craig
  ]
         
D'ailleurs, et c'est là que je me dis que j'aime bien les journalistes du Ciné Live ( nan, po du pub ! ), parce que je lis, en fin d'interview :
  
   ~ Passons à la question que la moitié de la planète se pose en secret. Dans La Boussole d'Or, vous enlevez votre chemise ou pas ? [ là, je vous laisse imaginer mon état mental !^^ ]
   ~ ( réponse de l'intéressé ) Disons que je n'en ai po eu l'occasion. La plupart du temps, je suis tout emmitoufflé dans des fourrures. Dans le film, on est quand même dans le Grand Nord ! Mais j'ai pris du poids, vous seriez déçu si je l'enlevais vraiment.
               [ On parie, chéri ? ]
   
  
Un bon point alors, pour ce nouvel opus d'héroïc fantasy.
Et le deuxième : ( sans transition ) les ours sont quand même super bien foutus !
Rendez-vous le 5 décembre...
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Comme un air romantique  (Un peu de feerie dans ce monde de brutes) posté le samedi 27 octobre 2007 17:40

Le Romantisme est une des plus belles créations humaines.

  

tableau de Friedrich

 

{ Ceci n'étant pas un adage universelle, seulement mon humble avis évidemment }

{ Et je ne parle pas du romantisme, celui que beaucoup demandent au quotidien ! }

{ Et bien sûr, je ne suis pas contre un dîner aux chandelles, gants blancs de mise et champagne ! }

{ Bon maintenant, t'arrêtes de rêver, de divaguer et de nous ennuyer... T'accouche voui !!! }

  

   

   Oui oui, je parle donc du romantisme dans l'art, ce courant qui déferla sur l'Europe au XIXè siècle ! Ca a d'la gueule hein ?! héhé.

   Oui, les tableaux de ce mouvement sont de ceux qui me fascinent le plus... Ainsi va la vie.

  

Le Radeau de la Méduse - Géricault

  

   Le Romantisme, au départ, se veut incarner la liberté. Cherchant l'évasion dans le rêve, dans l'exotisme, il exalte le mystère et le fantastique. Il me semble que ce sublime courant est né en Allemagne. Mais depuis lors, il s'est largement exporté.

   En France, un certain Victor Hugo fut le chef de file de ce petit groupe de "visionnaires", de jeunes gens refusant de se contenter des auteurs antiques, en perpétuelle recherche du nouveau. C'est avec Hernaniet sa bataille que ça a commencé : en 1830, Mr Hugo propose une pièce d'un genre nouveau où le respect des règles de conception des livrets de théâtre ne sont pas rescpectées. En fait, les pauses habituelles n'étaient pas marquées, le rythme était carrément bousillé... bref, rien n'allait plus comme avant ! Du coup, l'assemblée s'est divisée en deux parties : les Anciens qui huaient et hurlaient à l'abomination ; et les potes de Victor qui hurlaient au contraire que cette nouveauté était d'une beauté phénomènale. Du coup, on s'est battu, on s'est jeté des tomates, voire des coups de pieds, et personne n'écoutait la pièce. Bref. C'était pour la pitite histoire.

 

bataille d'Hernani

  

   Donc voilà ce qu'est le romantisme : un refus des règles formelles antiques, un désir de renouveau. Plus de loi ! Dans la littérature, la pastille est passée assez violemment, on peut le dire. ( avec cette fameuse querelle entre Anciens et Nouveaux ! )

   Mais ce qui est intéressant, ce n'est point la gueguerre ! Non non. Peace and Love les mecs !

  

   Ce qui est bien, c'est le tragique latent de l'âme humaine qui est en perpétuelle recherche de soi, en éternel tourment intérieur... Voui, je sais... Les oeuvres mettent en scène un héros, qui prônera le culte du "moi". Lamartine dira dans ses Méditations Poétiques : " je n'imiterais plus personne, je m'exprimerais moi-même pour moi-même. "

   Et lui, c'est quoi ? Un être tourmenté, exalté, passionné... Voilà, la passion. Elément indispensable pour tout romantique qui se respècte. Bien sûr, en général, cette passion le mènera loin... Peut-être pas loin dans la société des hommes, mais au moins loin dans sa recherche de lui, loin dans la vie, et parfois... loin dans la mort...

( Je vous parlerais très bientôt d'un exemple précis en littérature, ce sera plus facile ! )

  

Didon construisant Cartage - William Turner (!)

 

   Le romantique passionné est en rapport étroit avec la Nature. De là est apparu le concept d'association entre les éléments naturels et l'état intérieur du héros.

   Une nature elle-aussi tourmentée, mystèrieuse, indomptable. On verra alors apparaître des paysages brumeux, escarpés, où la montagne est représentée pour elle, pour son immensité, pour sa beauté... C'est mystérieux, morbide parfois, onirique les ot' fois... Tant de conceptions pour autant d'états d'âme humaine...

 

   En peinture, les contours ne sont plus aussi nets que lorsqu'on regardait du Ingres par exemple ; un désordre règne, la mort aussi est présente, l'infini quant à lui est représenté par Dame Nature... Un homme fixant l'horizon... Désir d'évasion...

   Voilà, en trois lignes, je pense à Delacroix, à Géricault et à Friedrich... Ils sont, à mon avis, des parfaits représentatifs de cet art qui revendiquent "l'art pour l'art", et non pour les conventions..

  

La Liberté guidant le Peuple - Delacroix

       

Les mythes du Nord, les ruines, une volonté de s'intégrer dans l'obscur....

Une fascination pour la folie et la violence...

La liberté, notion allégorique... Prise de position politique...

      

Vent, tempêtes, drame, lac...

Une beauté particulière, une beauté tourmentée, une beauté mettant en avant la personne plutôt que la société...

La sensibilité plutôt que la raison...

 

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"Le mot ne manque jamais quand on possède l'idée"  (Quoi que vous en pensez-vous t'il ?) posté le mardi 23 octobre 2007 22:23

par Chris Achilleos

        

Mettons nous en situation, Ô Hôte Joueur.

Tu discutes avec les contemporains d'Attila, plongés dans une discussion qui tourne autour de la perfidie des hommes. Un débat donc bien sympa, dans lequel on reflexionne, on s'agite, on se renvoie les questions, on joue avec les mots ; bref, un débat qui sent bien le débat.

              

   

Je te demande alors, Ô Terrible Hôte, de répondre à l'interrogation, si tu oses, de Bidulus Trucmucho Machunum, qui fut amenée par une phrase ô combien terriblement poétique :

  

  

" Tricherie et trahison ; tels sont les maîtres mots des romains ! "

" Peut-être, mais quels sont ceux qui règnent sur le monde ? "

  


     

Bien que je passe sur le fait que ce fut comme une illumination que d'entendre une si belle tournure, et, 

Bien que j'ai une vague idée de la réponse de certains, ( peut-être est-ce la tienne, lecteur enthousiaste ! Ou pas... ), tu as cinq minutes, Ô Hôte Philosophe, pour tenter d'entrer dans le Panthéon des phrases cultes, jolies, ou même carrément splendides !

   

Ainsi, je te suis dévouée, et surtout, toute ouïte !...

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